L’évangile de libération et de Salut de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ

“Grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi, de tout votre cœur, au modèle d’enseignement auquel vous avez été confiés” Rm 6. 17

Pour rendre plus crédible son caprice, une adolescente crie à sa mère :

“Comment peux-tu imaginer ce que je ressens ? Comment peux-tu me dire ce que je dois ressentir ?”

Avec calme sa mère lui répond : “Je n’ai aucune intention de te dire ce que tu dois ressentir. Je te dis seulement comment tu dois te comporter. Et ta conduite présente est inacceptable !”

De même que nos yeux pleurent si nous coupons des oignons, nous ne pouvons pas nous empêcher de ressentir de la joie ou de la tristesse, de la colère ou de la sympathie, de la compassion ou de la crainte.

Ce sont des émotions qui nous viennent involontairement. Or nous appartenons à une société dominée par les réseaux sociaux et obsédée de communications.

Exprimer ses émotions à l’aide d’émojis, ces petits “visages” aux multiples facettes, est devenu monnaie courante.

On pourrait presque croire que nous sommes nos émotions. Les réprimer équivaudrait à rejeter ce qui constitue notre être propre.

Sommes-nous si différents de nos ancêtres ?

Platon, Aristote, Saint Augutin affirmaient que même si nos émotions étaient involontaires, nos réactions pouvaient et devaient être contrôlées.

Eduquer des enfants ne se limite pas à leur apprendre les mathématiques ou la grammaire, mais aussi à les aider à différencier le bien et le mal et à prendre de bonnes décisions.

De nos jours nous évitons de leur imposer des limites ou de les guider dans la bonne direction.

Puis nous sommes surpris de voir les conséquences engendrées par l’absence de tout contrôle lorsqu’ils sont adultes.

Dieu le Père nous a créés avec des émotions, tout en nous invitant à apprendre à les contrôler.

Il nous dit par exemple de ne pas craindre “ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus…” (Lc 12. 4-5), de nous réjouir pour de bonnes raisons (Ph 4. 4), et de bien choisir l’objet de notre colère (Ep 4. 26).

Il connaît nos émotions (Rm 8. 27) et Son Esprit est là pour nous aider à les canaliser correctement!

“Tirons au sort pour savoir qui nous attire ce malheur. Et le sort tomba sur Jonas.” Jon 1.7

Le jeune Joseph vendu par ses frères à des marchands d’esclaves se retrouve, tel un objet, propriété de Potiphar, en Égypte.

Malgré sa triste situation et les conditions liées à son état, Joseph est un esclave modèle.

La bénédiction de Dieu qui, en dépit des apparences, repose sur lui, s’étend alors à toutes les affaires du maître dont il s’occupe.

La Bible nous relate ensuite, bien des siècles plus tard, une autre histoire fantastique.

Jonas, prophète de Dieu, refuse la mission de se rendre à Ninive pour avertir cette ville du prochain châtiment divin.

Jonas s’enfuit et cherche à se rendre à Tarsis (Espagne) pour échapper à son Seigneur.

Alors, une violente tempête, envoyée par Dieu, met en péril le navire et l’équipage tout entier, tandis que Jonas, inconscient de ce qui se passe, s’endort à fond de cale.

Les marins superstitieux cherchent à comprendre les événements. Même si le procédé semble bizarre, ils tirent au sort pour savoir qui leur porte la poisse, le “hasard” désigne Jonas.

Lorsqu’il doit s’expliquer devant ces hommes, le prophète reconnait fuir Dieu et ses responsabilités.

Les marins sont effrayés et questionnent : “Qu’as-tu fait là ?” Pareille question, venant de païens, interpelle l’homme de Dieu.

Il y a une leçon à recevoir de cette histoire mise en parallèle avec celle de Joseph.

Le croyant qui obéit à Dieu, même dans un contexte difficile, est gardé et la bénédiction de Dieu rayonne sur son environnement – lequel n’est parfois pas conscient de ce bénéfice divin.

Le croyant qui désobéit à Dieu, même dans le secret, attire sur lui une malédiction qui touche aussi son entourage.

Joseph fait prospérer les affaires de Potiphar ; Jonas fait courir un risque de mort à tout un équipage innocent.

Que nous le sachions ou non, que nous nous en rendions compte ou pas, notre attitude personnelle envers Dieu a un impact autour de nous.

“C’est moi qui ai péché et qui ai fait le mal ! Mais ces… gens, qu’est-ce qu’ils ont fait ?” 1 Ch 21. 17

David était-il parfait ? Loin de là ! Pourtant Dieu le considérait comme “un homme selon [Son] cœur” (Ac 13. 22).

L’une des différences entre Saül et lui, était que David était prêt à reconnaître et assumer ses erreurs.

En voici trois exemples :

1- Alors qu’il était poursuivi par les sbires de Saül il se réfugia dans la maison d’un prêtre, Ahimélek.

Saül quand il l’apprit ordonna le meurtre de ce dernier ainsi que de toute sa famille, 85 personnes en tout.

David, effondré par la nouvelle, déclara au seul rescapé du massacre, fils du prêtre : “C’est moi qui suis cause de la mort de toutes les personnes de ta famille” (1 S 22. 22).

Notez qu’il ne chercha pas à se disculper de sa responsabilité en blâmant Saül.

2- Lorsque Nathan vient l’interroger sur son adultère avec Batchéba et le crime qu’il avait commis en faisant tuer le mari de celle-ci, David s’écrie :

“J’ai péché contre le Seigneur” (2 S 12. 13). Puis il écrit le psaume 51, qui est une confession sincère de son crime et la reconnaissance que seule la grâce divine l’a sauvé.

3- David un jour se laissa influencer par Satan et ordonna un recensement du peuple (1 Ch 21. 1).

Cette décision déplut à Dieu et 70 000 hommes moururent à cause de la peste qui s’ensuivit.

David admit sa faute et s’écria : “C’est moi qui ai péché et qui ai fait le mal ; mais ce peuple qu’a-t-il fait ?” (v. 17).

Comment auriez-vous agi dans des circonstances similaires ?

Auriez-vous eu le courage d’admettre votre responsabilité ou auriez-vous fait comme Saül qui blâma le peuple pour ses propres erreurs ?

Si quelqu’un vient vous interroger sur votre conduite, cherchez-vous des excuses ou préférez-vous vous réfugier dans le silence ?

Chacun d’entre nous commet des erreurs, nous sommes tous pécheurs, mais la manière dont nous les assumons révèle notre maturité et la sincérité de notre cœur.

Apprenons à imiter David sur ce point !

“Vous connaîtrez cet amour qui dépasse tout ce qu’on peut connaître. Vous recevrez toute la vie de Dieu, et Il habitera totalement en vous” Ep 3. 19

On raconte qu’un jeune missionnaire en herbe vint rencontrer un vétéran des missions pour lui demander :

“De quoi ai-je besoin pour servir le Seigneur avec efficacité ?”

Le vieil homme répliqua :

“de genoux pliés, d’yeux qui pleurent et d’un cœur brisé !”

Comme nous avons tous été appelés à “faire des disciples de toutes les nations”, nous sommes tous concernés par son conseil.

Le plus difficile est de plier nos genoux pour témoigner de notre humilité devant Dieu.

Ne sommes-nous pas tentés de profiter de la communion fraternelle avec les autres “missionnaires”, nos frères dans la foi ?

Ou de partager nos dons ou nos sujets de prière avec les membres de notre assemblée ?

Ou encore de passer du temps avec notre famille pour inculquer à nos enfants la valeur de la lecture de la Parole de Dieu et de la prière ensemble ?

Mais les genoux pliés, les yeux qui pleurent et le cœur brisé ne s’apprennent que dans la solitude avec le Père.

Aucune autre circonstance ne peut nous faire comprendre la largeur, la longueur et la profondeur de l’amour du Christ.

Matthieu nous rapporte que Jésus, “quand Il sortit de la barque, vit une grande foule, en eut compassion et guérit les infirmes qui s’y trouvaient” (Mt 14. 14).

Au lieu de “eut de la compassion”, nous pourrions lire “fut bouleversé”, “complètement retourné”.

Cette profonde émotion exprimée par Jésus, Il l’avait acquise au cours des heures de solitude passée près de Son père, les genoux pliés, les yeux pleins de larmes et le cœur brisé, à considérer la souffrance des hommes.

Exprimer envers les autres une telle compassion et un tel amour n’est pas une qualité innée en nous.

Elle se développe en vivant dans la présence de Jésus, et en Le laissant habiter totalement en nous.

Aspirez-vous à devenir un tel “missionnaire” ?

“Je fais une chose nouvelle… Ne la reconnaîtrez-vous pas ? Je mettrai un chemin dans le désert…” Es 43. 19

La peur du changement semble innée chez l’être humain.

Nous préférons la sécurité d’une vie médiocre que nous connaissons à l’excitation d’une vie aventureuse que nous trouvons difficile à contrôler.

Au début du XXème siècle on pensait que les trains allaient beaucoup trop vite et que le corps humain ne saurait résister à de telles vitesses catastrophiques.

Quand la radio puis la télévision firent leur apparition, beaucoup de chrétiens décrétèrent que les signaux étaient sous le contrôle de Satan, car ils traversaient l’air. Or la Bible déclare que Satan est le prince de l’air (Ep 2. 2). Idem avec l’avènement de l’Internet tout récemment avec son cortège de réseaux sociaux.

Pourtant, de nos jours, des millions de personnes ont découvert l’Évangile grâce aux émissions radiophoniques ou télévisées voire même Internet.

Si la Bible nous affirme que Dieu est le même hier, aujourd’hui et demain, cela ne signifie pas qu’Il est opposé au changement.

Loin de là ! “Voici Je vais faire une chose nouvelle…” sort de la bouche même du Père.

Considérez l’expérience vécue par Gédéon (Jg 6 & 7). L’ange du Seigneur l’interpelle avec ces mots : “Vaillant guerrier !” (Jg 6. 12).

Homme peureux par nature, comment va-t-il accepter un tel changement ?

Seulement en faisant confiance au Père et en croyant que Celui-ci sera avec lui (v. 16).

Puis l’ange lui demande d’opérer un nouveau changement dans sa vie : démolir les autels que son père avait construits pour honorer de faux dieux, en prenant le risque de désobéir à ce dernier.

Accepter les changements que le Père veut effectuer dans notre vie n’oblitèrera pas notre crainte, mais nous aidera à la surmonter.

Plus tard, quand Gédéon se retrouve à la tête d’une armée israélite, nouveau changement : Dieu lui demande de renvoyer la plupart des soldats pour n’en garder que trois cents !

Etes-vous prêt à accepter les changements inspirés par le Père dans votre vie ?

“Qui est le plus grand, celui qui est assis à table, ou celui qui sert ?” Lc 22. 27

Lequel des disciples était plus grand que Jésus ? Lui qui les avait enseignés pendant trois ans savait qu’Il était leur Maître et Seigneur.

Il le déclare sans fausse modestie :

“Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car Je le suis” (Jn 13. 13).

Il aurait pu alors leur demander de Lui laver les pieds. Mais non, Il leur dit :

“Vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres” (v. 14).

Autrement dit, “Si vous voulez M’imiter, vous devez laver les pieds des autres”.

Max Lucado a écrit :

“Le Seigneur de l’univers a passé son premier jour dans une étable et son dernier, à genoux, à laver des pieds !”

Servir les autres montre combien l’Evangile nous appelle à adopter une manière de vivre radicalement différente de celle prônée par notre société.

Le monde recherche des gens de prestige, de réputation, Jésus recherche des serviteurs.

Les opportunités ne manquent pas de servir les autres.

Quelqu’un a dit :

“Les grandes occasions de servir Dieu sont rares, mais les petites opportunités sont nombreuses tout autour de nous.”

Il suffit d’être assez humble pour les trouver.

Jésus ajoute enfin : “Vous serez heureux si vous le faites” (v. 17).

Une autre traduction donne : “vous serez sur le chemin de la bénédiction.”

Vous découvrirez en servant les autres combien la joie peut remplir votre cœur de manière durable.

Un auteur se souvient du jour lointain où son père, qui venait de sarcler à la houe la devanture de sa maison entra dans le salon alors qu’il regardait la télévision.

“Mon fils, lui dit-il, je suis sûr que dans 24 h tu ne te souviendras plus de ce que tu regardes. Voudrais-tu faire quelque chose qui ne te prendra que 20 minutes et dont tu te souviendras encore dans 20 ans ?” “C’est quoi ?”

“L’entrée de la maison de madame Ayawa est touffue d’herbes. Tu crois que tu pourrais aller le désherber, sans qu’elle s’en rende compte ?”

J’ai mis moins de 15 minutes pour le faire, et mon père avait raison : je m’en souviens encore avec joie plus de vingt ans plus tard !”

Prêt à laver les pieds de quelqu’un aujourd’hui ?

“David demanda à nouveau à Dieu… 1 Ch 14. 14

La Bible nous dit :

“David interrogea encore Dieu, et Dieu lui déclara : Lorsque tu entendras un bruit de pas à la cime des micocouliers, alors tu sortiras pour le combat, car Dieu sera sorti devant toi, pour frapper l’armée des Philistins.

David agit comme Dieu le lui avait ordonné, et ils battirent l’armée des Philistins” (v. 14-16).

Remarquez trois détails intéressants dans cette anecdote :

1- David refusa de prendre la moindre décision tant qu’il n’avait pas interrogé le Seigneur.

Il est écrit en particulier :

“David demanda à nouveau à Dieu…” ce qui nous prouve que loin d’être un cas isolé dans la vie de David, une pratique limitée au temps de crise, celui-ci avait l’habitude de consulter Dieu de manière régulière.

Vous avez reçu le Saint-Esprit de la part du Christ, de sorte que vous connaissez tous la vérité” (1 Jn 2. 20).

Non seulement vous serez capable de comprendre ce que DIEU notre Père vous incite à faire, mais Il créera en vous un désir de Lui obéir.

2- David attendit d’entendre un son spécifique avant d’entrer en action.

“Un bruit de pas au-dessus des cimes des arbres…”

Connaissez-vous le Père suffisamment pour reconnaître le son de Sa voix ?

Avec le temps et l’habitude, vous pourrez le faire.

“Car Dieu agit parmi vous, Il vous rend capables de vouloir et de réaliser ce qui est conforme à Son propre plan” (Ph 2. 13).

3- Lorsque David entra en action, il savait que Dieu était déjà devant lui, prenant soin de débarrasser son chemin des obstacles qui l’obstruaient.

La Bible nous dit :

“Si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, Lui qui donne avec générosité à tout homme…” (Jc 1. 15).

La sagesse est “cette capacité à utiliser notre connaissance et notre intelligence afin de surmonter victorieusement tous les défis de la vie.

Vous pouvez certes acquérir une certaine connaissance en lisant des livres ou en suivant des cours, mais cette sagesse particulière est un don du Père.

Ne prenez aucune décision, n’entrez pas en action tant que vous ne l’avez pas reçue !

“Faites des gens de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à garder tout ce que Je vous ai commandé. “ Mt 28. 19-20

En tant qu’enfants de Dieu notre Père nous faisons partie d’une troupe d’élite à qui Jésus a confié une tâche importante : Le représenter ici-bas et continuer Son travail parmi “toutes les nations”.

Certains sont appelés à partager leur témoignage, d’autres à enseigner aux nouveaux disciples comment obéir à Jésus et plaire à Dieu.

Voici comment Dr Eugene Peterson a développé cette idée : “Quand des alpinistes traversent un terrain dangereux, ou s’élancent à l’assaut d’une falaise ou d’un glacier, ils s’encordent par mesure de sécurité.

Parfois l’un d’entre eux glisse et chute – recule dans sa foi – et ceux qui sont bien ancrés dans la neige ou la glace peuvent retenir leur compagnon et l’empêcher de dévisser complètement.

Bien sûr, au sein de chaque groupe se trouve un vétéran, habitué aux ascensions dangereuses, qui prend la tête du groupe pour achever la course.

La lettre aux Hébreux identifie pour nous ce “grimpeur-vétéran”, Jésus, Celui qui est l’initiateur de la foi et qui la mène à son accomplissement (He 12. 1-2).”

Nous ne sommes pas seuls sur le chemin qui mène au Père. Certains de nos frères et de nos sœurs ont été appelés à conseiller, avertir, soutenir, enseigner les autres. 

Si vous vous sentez appelé à l’un de ces ministères,

1- identifiez correctement votre talent. Essayez de voir en quoi le talent que le Saint Esprit vous a donné pourra bénéficier aux autres.

2- appliquez-vous à le développer. Malcolm Gladwell a écrit : “L’excellence à accomplir une tâche complexe exige toujours une certaine expertise…

Le rôle du Saint-Esprit est de vous donner un talent, le vôtre c’est de le développer à Son écoute !”

“Quoi que vous fassiez, travaillez-y de toute votre âme, comme pour le Seigneur…” Col 3. 23

Jésus nous appelle à Lui ressembler en caractère, mais aussi à faire certaines choses.

Considérez les mots de Dr Martin Luther King junior :

“Si un homme est appelé à balayer les rues, qu’il les balaie aussi bien que peignait Michel-Ange, que composait Beethoven ou qu’écrivait Shakespeare. Il devrait les balayer avec tant de ferveur que les hôtes du ciel et de la terre feront une pause pour affirmer : “Voilà vraiment un grand balayeur de rues comme on en voit si peu !”

L’excellence et l’enthousiasme de chacun à faire son travail, comme “pour le Seigneur” est un appel qui s’adresse à chacun d’entre nous sans exception.

Le célèbre réformateur Martin Luther a dit un jour :

“Dieu n’a pas besoin de vos bonnes œuvres, mais votre voisin, si !”

Tous les autres “appels” sur notre vie découlent de cet appel à travailler “pour le Seigneur”, comme prier pour les autorités et prier (1 Tm 2. 2), aimer nos voisins comme nous-mêmes (Mt 22. 39), nous aimer les uns les autres (Jn 13. 34-35), pour les enfants à respecter leurs parents (Ex 20. 12), ou pour les maris à aimer leur femme comme Jésus aime l’Eglise (Ep 5. 25).

En plus des ces appels, communs à chacun d’entre nous, le Saint-Esprit nous a attribué des talents spécifiques destinés à enrichir les autres (Ep 4. 11).

Remarquez que tous ces appels vont à l’encontre des règles et coutumes de notre culture.

Pour les assumer pleinement, la grâce divine nous est essentielle.

Sans elle, manifestée par l’action du St Esprit, nous échouerons à coup sûr !

Les questions que nous devons chacun nous poser sont :

“quel appel particulier ai-je négligé jusqu’à aujourd’hui ?

Dois-je apprendre à mieux aimer mes voisins ?

Dois-je commencer à prier pour mes ennemis ?

Quel membre de ma communauté ai-je négligé ?*

Quel talent le Saint Esprit m’a-t-il donné pour enrichir mes frères et sœurs en Christ ?

“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force.” Mc 12. 30

Nous nous imaginons parfois que le jour de notre conversion tout dans notre vie va changer.

Nous sommes délivrés de nos péchés parce que nous avons accepté Jésus comme notre Sauveur et dorénavant nous devons rejoindre une communauté locale, lire notre Bible et prier chaque jour.

Nul doute que nous allons découvrir notre destinée, telle que Dieu l’a prévue. Ensuite le reste du voyage consistera à suivre ce chemin déjà tracé pour nous.

Mais à quoi Jésus nous a-t-Il vraiment appelés ? Remarquez d’abord que Jésus nous a appelés à aimer Dieu le Père de tout notre être.

Il nous appelle en premier à entretenir une relation intime avec le Père.

Ensuite Il nous appelle à faire des disciples de tous ceux que nous rencontrons.

Dr Eugene Peterson a déclaré :

“La vie chrétienne consiste à cheminer vers Dieu.” Avant d’aller vers les autres, notre rôle primordial est d’aller vers Dieu.

Paul, un grand missionnaire s’il en fut, a écrit, parlant du Christ :

“Mon but est de Le connaître, Lui, ainsi que la puissance de Sa résurrection et la communion à Ses souffrances” (Ph 3. 10).

La première partie de notre mission en tant que disciple de Jésus, est d’approfondir notre relation avec le Père.

Pour cela il est impératif que notre caractère devienne de plus en plus semblable à celui de Christ.

Nous avons hérité de certains gènes de nos parents, la société dans laquelle nous évoluons nous a formés d’une certaine manière, mais désormais c’est autour du Saint-Esprit de nous renouveler afin que nous ressemblions davantage à notre Seigneur et que nous jouissions pleinement des bénédictions attachées à notre position en tant qu’enfants de papa.

Michael Fletcher a dit :

“Votre caractère a davantage d’importance que votre onction ou vos talents. Votre onction peut sortir d’un microondes, mais votre caractère s’élaborera lentement comme en mijotant dans un fait-tout !”