“Le sang… nous purifie de tout péché.” 1 Jn 1. 7

Jean a écrit :
Si nous marchons dans la lumière, comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion et le sang de Jésus-Christ, Son Fils, nous purifie de tout péché.

Ce verset nous offre trois conseils pour demeurer purs au cœur d’un monde de plus en plus pollué spirituellement :

1- Nous devons marcher dans la lumière. Cela veut dire demeurer honnêtes devant Père et les hommes au point de ne pas être embarrassés si notre voisin lisait dans le journal du lendemain, exposé dans les moindres détails, tout ce que nous avons fait aujourd’hui !

2- Nous devons accepter d’être jugés et notre conduite analysée par certaines personnes.

Pour surmonter nos faiblesses nous devons parfois permettre à quelqu’un, doué de suffisamment de maturité, de gagner notre confiance, quelqu’un plein de grâce et de compassion qui saura accepter nos erreurs tout en n’ayant pas peur de nous reprendre, quelqu’un d’engagé aussi à nous aimer et à nous aider.

3- Nous devons affronter nos péchés sans perdre de temps. Dès que nous sommes conscients d’un péché dans notre vie, nous devons le confesser, puis croire que “le sang de Jésus nous purifie de tout péché” avant de nous relever et continuer à marcher avec Dieu, sans nous complaire dans une condamnation morbide de nous-mêmes.

Si votre réfrigérateur contient quelque chose qui commence à pourrir, vous le sentez dès que vous ouvrez la porte. Même si vous ne savez pas exactement l’origine de l’odeur, vous savez qu’une denrée est pourrie quelque part.

Il en va de même dans notre vie. Si quelque chose ne va pas dans notre vie, ceux qui entreront en contact avec nous le sentiront un jour ou l’autre, même s’ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit.

Une odeur caractéristique se dégage de nous !

Voilà pourquoi nous devons sans cesse demeurer ouverts à l’œuvre du Père et permettre au Saint-Esprit de pénétrer en nous, d’y purifier notre cœur et de nous débarrasser de ce qui entrave notre marche avec Lui.

“Les fous n’écoutent qu’eux-mêmes et agissent comme bon leur semble. Les gens sensés écoutent les bons conseils” Pr 12. 15

Au confluent de plusieurs rivières de Pennsylvanie avait été construit un barrage de terre à la fois pour contrôler leurs flots en cas de fortes pluies et pour créer un lac de loisirs pour un prestigieux club de pêche et de chasse.

Le barrage était mal entretenu depuis des années ; des experts avaient maintes fois averti les habitants des villages en aval du barrage du danger d’une rupture de celui-ci. Mais chaque fois les gérants du club autant que les habitants des villages se moquèrent de leurs avertissements.

Une petite ville se trouvait à une quinzaine de kilomètres du barrage, mais les habitants s’étaient habitués aux petites inondations qui régulièrement envahissaient leurs rez-de-chaussée. Ils se contentaient de monter au premier étage leurs possessions les plus précieuses et attendaient la décrue le jour suivant.

En ce mois de mai 1889, de fortes pluies s’abattirent sur la région, accroissant la pression des eaux contre le barrage de terre. Quand les officiels du club comprirent que la situation devenait délicate ils dépêchèrent des ouvriers pour consolider le sommet du barrage, sans grand succès.

Puis ils décidèrent d’envoyer des messagers à cheval jusqu’à la ville principale pour demander aux habitants d’évacuer le plus vite possible leurs demeures. Mais ceux-ci pensèrent qu’il s’agissait d’une plaisanterie et qu’au pire ils auraient leurs rez-de-chaussée mouillés comme souvent.

Le barrage céda vers 3h de l’après-midi et une demi-heure plus tard une vague d’eau, de boue et de débris arrachés au flanc de la montagne déboula dans la vallée, emportant tout sur son passage. 2209 personnes périrent noyées ou écrasées dans le torrent dévastateur.

Lorsque Dieu le Père vous avertit de dangers qui vous guettent si vous ne changez pas votre comportement, ne négligez pas Sa voix.

Les conséquences pourraient s’avérer aussi destructrices. Car “L’homme qui, réprimandé, raidit la nuque sera brisé soudain et sans remède !” (Pr 29. 1).

“Les cieux racontent la gloire de Dieu.” Ps 19. 1

Que vous regardiez à travers un télescope ou un microscope, Père est un fameux architecte. Considérez trois de Ses projets :

1- La température : elle est de 15 millions degrés au centre du soleil (5600° à la surface) et nous nous trouvons à 150 millions de kilomètres, juste la bonne distance !

Si la température de la terre était de 50° plus chaude ou plus froide, toute vie cesserait. Pourquoi la terre n’a-t-elle pas été placée deux fois plus loin ou plus près ? Accident ou dessein ?

2- La rotation : la terre tourne 365 fois par an sur elle-même et une fois autour du soleil. Supposez que la terre ne tourne que 36 fois sur elle-même en un an. Nos jours et nos nuits dureraient 10 fois plus longtemps. Il ferait terriblement chaud d’un côté et terriblement froid de l’autre, et la vie, telle que nous la connaissons, disparaîtrait.

Accident ou dessein ?

3- L’air : l’atmosphère est constituée de 21% d’oxygène, la bonne mesure. Pourquoi pas de 50%?

Si la proportion était de 50%, la première personne qui craquerait une allumette nous transformerait tous en pain grillé, en quelques secondes ! 21%, accident ou dessein ?

Là où il y a création, il y a un Créateur ! Voudriez-vous Le connaître ?

A travers la création, Il vous montre l’œuvre de Ses mains, mais à la croix, Il vous dévoile Son cœur (Jn 3. 16).

Grâce à Jésus-Christ, Son Fils, vous pouvez connaître personnellement le Grand Créateur et recevoir la vie éternelle. Sinon vous passerez l’éternité en enfer.

Peut-être serais-je une exception ?” direz-vous. Non ! Les seules personnes au ciel seront celles qui y sont par choix, et non pas par chance !


“Jérusalem, Jérusalem… combien de fois J’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes !” Mt 23. 37

Jésus s’adressait à des Juifs en disant : “Jérusalem… combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants…”

Mais Il révélait en même temps combien Dieu notre Père désire ardemment entretenir des relations profondes avec les Siens. Il souhaite retrouver l’intimité perdue en Eden avec ceux qu’Il a créés avec tant d’amour.

Avant la chute, Il aimait, le soir, venir à la rencontre d’Adam et Eve pour discuter avec eux, peut-être s’enquérir de leurs aspirations, parler de leurs réussites ou de leurs échecs durant la journée écoulée (lisez Gn 3. 8-9).

Cette relation perdue, Père avait promis qu’Il trouverait un moyen de la restaurer. La venue de Jésus, plusieurs siècles plus tard, était l’accomplissement de Son plan.

Voyez combien Jésus aimait raconter des histoires propres à exprimer l’amour du Père pour Ses créatures contaminées par le péché, comme dans la parabole de la drachme perdue (Lc 15. 8-10), du berger à la recherche de la brebis égarée (Lc 15. 1-6) ou encore du fils prodigue (Lc 15. 11-24).

Père n’a aucun désir d’apparaître sous les traits d’un juge ou d’un tyran. Il préfère endosser le rôle d’un père attentif aux besoins de Ses enfants.

S’Il discipline parfois, ce n’est que pour nous éviter des chutes douloureuses. Déjà Il déclarait à Esaïe : “J’ai balayé tes fautes comme un nuage, J’ai chassé tes péchés comme le brouillard du matin. Reviens vers Moi, car Je t’ai racheté” (Es 44. 22).

Si vous vous êtes éloigné de Lui, sachez que Son coeur soupire après vous. Il voudrait vous voir revenir à Lui, afin de vous protéger, de pourvoir à vos besoins et même aux désirs de votre coeur.

N’a-t-Il pas aussi affirmé : “Le Seigneur Dieu est un soleil et un bouclier… Il ne refuse aucun bien à ceux qui suivent la voie de l’intégrité” (Ps 84. 11) ?

“Cessez de vous agiter à tort et à travers, et comprenez qui Je suis : Dieu” Ps 46. 10

Vous sentez-vous prisonnier du rythme effréné de la vie moderne ?

Vous vous levez chaque matin en catastrophe, prenez une tasse de café debout pour ne pas arriver en retard au travail, puis vous avalez un sandwich à l’heure du déjeuner avant de vous précipiter d’un rendez-vous à l’autre ou d’un client à l’autre.

Le soir, par habitude, vous prenez votre repas aussi vite que possible pour ne pas manquer le match à la télé ou le feuilleton avant d’aller au lit assez tôt pour pouvoir vous lever à l’heure le lendemain matin et recommencer la même routine.

Quand avez-vous assez de temps pour parler avec Dieu notre Père ?

Peut-être devrions-nous apprendre à prier la prière de ce vieux prédicateur qui disait : “Ralentis ma course, Seigneur ! Ralentis-moi !

Calme le battement fou de mon coeur et remplis mon esprit de tranquillité. Force-moi à marcher plus lentement, en m’accordant une vision du temps suspendu dans l’Eternité.

Ralentis-moi, Seigneur ! Aide-moi à retrouver la magie du sommeil et du repos réparateur. Augmente ma foi et ma confiance en Toi. Ralentis-moi, Seigneur !

Rappelle-moi chaque jour que la course n’est pas faite seulement pour les plus rapides, et que vivre bien sa vie importe plus que la vivre le plus vite possible.

Ralentis-moi, Seigneur ! Amen.

Quand nous sommes faibles et fatigués, Dieu ne nous dit pas de faire preuve de courage et de force, mais de cesser de nous agiter et de demeurer calmes, comme l’écrit Esaïe. :

C’est dans le calme et la confiance que sera votre force” (Es 40. 15).

Dieu ne nous dit pas de demeurer calmes pour méditer et développer une sérénité intérieure.

Il nous dit d’apprendre à Le connaître pour qui Il est : le Dieu Tout-Puissant dont dépend notre vie et notre bien-être, car “Le Dieu d’éternité est ton refuge, et sous toi se trouvent Ses bras qui ne faiblissent jamais…” (Dt 33. 27 ).

“Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.” Mt 21.22

Imaginez que vos voisins soient horribles : ils ne cessent de vous rendre la vie difficile, font du bruit tard le soir pour vous empêcher de dormir, font des commentaires désobligeants chaque fois que vous passez près d’eux…etc.

Penserez-vous à prier pour eux afin qu’ils découvrent le salut en Christ ? Ou direz-vous, comme David : “Répands sur eux ta fureur, et que l’ardeur de ta colère les atteigne !” (Ps 69. 25) ?

Aurez-vous peur, si vous priez que Dieu les bénisse, de voir la réalisation de vos prières dans leur vie ?

Jonas, quand Dieu l’envoya prêcher aux habitants de Ninive, était tellement sûr de l’efficacité de leurs prières de repentance, qu’il préféra s’enfuir dans la direction opposée!

Il ne voulait pas être témoin du pardon divin. Par contre Jésus, sur la croix, s’écria : “Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font” (Lc 23. 34).

Qui étaient-ils ? Ses tortionnaires romains, Ses accusateurs juifs, les passants qui se moquaient de Lui, les soldats qui se partageaient Ses vêtements, les badauds qui se réjouissaient du spectacle.

Sa prière fut-elle efficace ? Nous lisons : “Le centenier, à la vue de ce qui était arrivé, glorifia Dieu et dit : réellement cet homme était juste” (Lc 23. 47).

Matthieu ajoute “Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, voyant le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande crainte et dirent : Il était vraiment le Fils de Dieu” (Mt 26. 54).

Jésus était souvent “ému de compassion”. Aussi pouvait-Il prier pour les autres, ceux qui avaient besoin d’être sauvés par sa grâce.

Peut-être devons-nous demander au Père de remplir notre coeur de compassion, afin que nous puissions prier des prières efficaces qui déboucheront sur le salut d’âmes perdues.

Si Jésus l’a fait, nous devons faire de même au lieu de fuir loin d’eux, comme Jonas !

Compassion et prière vont souvent de pair, ne l’oublions pas !

“Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.” Rm 8. 1

Mourir sur la croix était tellement horrible à imaginer que Jésus, à trois reprises, pria: “Mon Père, si c’est possible, que cette coupe s’éloigne de Moi ! Toutefois, non pas comme Moi, Je veux, mais comme Toi, Tu veux” (Mt 26. 42).

Jésus avait-Il peur de la mort ? Il venait de ressusciter Lazare et savait qu’Il avait pouvoir sur elle. Avait-il peur des clous qui allaient s’enfoncer dans Sa chair ? Il avait guéri tant de souffrances physiques et mentales !

Les clous n’étaient que du fer qu’Il avait un jour créé Lui-même! Il n’a pas prié : “Père, pas ces clous, Je ne pourrai pas les supporter !”Mais juste avant de rendre l’âme, Il s’est écrié: “Eloï, Eloï, lama sabachthani ?

Ce qui signifie: Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-tu abandonné ?” (Mc 15. 34). Pourquoi ?

Parce que, vu du Ciel, Il était devenu le symbole de chaque convoitise, mensonge, manipulation, trahison, adultère, acte satanique, meurtre, viol, abus d’enfant, génocide que la terre ait jamais connus au cours de l’Histoire.

Non seulement passés, mais aussi futurs. Il est devenu le bouc émissaire que le Père a dû frapper à notre place, afin que nous soyons libérés de nos péchés.

Et c’est la Bonne Nouvelle de l’Evangile : “Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, [qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit]” (Rm 8. 1).

Si Jésus a pris sur Ses épaules tous les péchés de ma vie, et si Dieu notre Père l’a jugé pour ces péchés, je ne peux être condamné pour ces péchés. La justice ne condamne pas deux fois le criminel pour un même crime !

Père ne peut me juger pour ces péchés qui ont été jugés il y deux mille ans ! Jésus n’a pas oublié un petit péché que je commettrais un jour. Il les a tous pris sur la croix !

Sa passion c’est maintenant que vous veniez à Lui et acceptiez Son salut !

“Celui qui n’a pas connu le péché, Il L’a fait pour nous péché…” 2 Co 5. 21

Luc nous dit que Jésus s’est “présenté vivant à Ses disciples après Sa passion” (Ac 1. 3).

Notez le mot passion : il vient d’un mot latin qui veut dire souffrir, mais qui est à l’origine des mots français passion et patience.

Quand nous pensons à la croix du Christ, nous voyons Sa souffrance. Quand Père y pense, Il voit Sa passion. Passion et souffrance sont inextricablement liées à la croix.

Jésus est allé à la mort parce qu’Il nous aimait avec passion. N’écoutez pas ceux qui vous diront que l’amour ne peut faire souffrir.

Aimer son prochain quand il vous déteste, s’approcher de son ennemi quand on sait qu’il va vous rejeter, se rendre vulnérable pour aider les autres, tout cela ne se fait pas sans sacrifice et souffrance.

La croix est le lieu de rencontre entre souffrance, passion et relation avec Dieu notre Père.

Lui qui connaît le pire de nos secrets et l’étendue de nos péchés ne cesse de nous répéter combien Il nous aime, combien Il souhaite nous voir venir à Lui et nous combler de bénédictions.

Si vous ne comprenez pas quel degré de passion animait le coeur de Jésus pour le pousser à mourir d’une mort aussi cruelle et humiliante, vous trouverez difficile d’accepter ce que Jésus a vraiment souffert pour vous.

Paul écrit que Dieu “L’a fait péché pour nous”. Il n’avait jamais menti, mais Dieu L’a fait menteur à notre place. Il n’avait jamais commis d’adultère, mais Dieu l’a fait adultère à notre place.

Imaginez n’importe quel péché que les hommes sont capables de commettre, Jésus a symbolisé ce péché, le jour où Il est mort sur la croix.

Pensez aux crimes les plus vils de l’Histoire, Jésus, ce jour-là, en a endossé la responsabilité, afin que ceux qui les avaient commis puissent échapper au jugement de Dieu en acceptant le salut en Christ.

Une traduction de ce verset donne : “Lui qui n’avait pas connu de péché, Dieu L’a identifié au péché.”

Comme si notre Père avait mis votre carte d’identité de pécheur dans la poche de Jésus ! En retour Il a placé celle de Jésus, en tant que Fils de Dieu, héritier du Royaume et pur de tout péché, dans votre propre poche !

Quel amour !

Ne devenez pas esclave de la loi.

“Grâce à Lui, vous êtes maintenant unis à Christ.” 1 Co 1. 30

Une compagnie de produits alimentaires introduisit sur le marché une nouvelle préparation ultra simple pour réussir des gâteaux superbes.

Tout était dans la préparation, il suffisait d’ajouter un peu d’eau, mettre la pâte obtenue dans un moule, glisser le tout dans le four et attendre un quart d’heure avant de déguster la merveille encore chaude.

Mais à la stupéfaction générale, le produit fut un échec commercial ! Le directeur du marketing décida de faire un sondage pour découvrir la raison du fiasco et le problème fut identifié.

Le même produit fut réintroduit sur le marché, avec une seule modification apportée au mode d’emploi. On y lisait désormais qu’il fallait ajouter un oeuf à la préparation. Le produit fut un succès commercial à travers le pays.

Pourquoi sommes-nous ainsi faits? Pourquoi avons-nous besoin d’ajouter quelque chose de nous-mêmes à ce qui est déjà achevé et parfait ?

Paul a posé cette même question, il y a près de deux mille ans !

Les partisans du légalisme religieux l’avaient mis en colère parce qu’ils voulaient ajouter leur grain de sel à l’oeuvre achevée de Christ.

Juste une petite règle : “pour être sauvés vous devez être circoncis.” Comment Paul réagit-il ? En criant sa colère : “Prenez garde à ces partisans du mal, ces chiens qui veulent à tout prix vous mutiler le corps…” (Ph 3. 2 ).

“Partisans du mal, chiens”, alors que nous admirons presque ceux qui se targuent de moralisme !

Ne défendent-ils pas l’honneur de Christ ? Le problème, c’est que leur confiance en Lui n’est pas totale ! C’est comme s’ils considéraient la croix et pensaient: “Bon travail, Jésus, dommage que tout n’ait pas été achevé ce jour-là !”

Aussi Paul écrit-il : “Comment se peut-il alors que vous retourniez à ces principes sans pouvoir ni valeur, pour en devenir à nouveau les esclaves ?”

L’esprit de légalisme n’apporte que misère et anxiété, car comment peut-on être sûr d’avoir fait assez d’efforts pour être sauvé ? Non, le salut ne vient pas de nous, mais de Celui qui a déjà tout accompli à la croix !

“L’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui…” 1 Co 2. 14

Naître de nouveau implique un changement profond dans la vie d’une personne.

Nicodème n’a pas compris ce que Jésus voulait dire parce qu’il n’envisageait que la naissance physique alors que Jésus sous-entendait que la nouvelle naissance “venait d’en haut” (le mot grec pour “de nouveau” peut aussi être traduit par “venant d’en haut”). (Jn3. 7)

Le Seigneur a affirmé : “Un bon arbre produit de bons fruits et un arbre malade de mauvais fruits” (Mt 7. 17).

De même ne devrait-on pas reconnaître un croyant né de nouveau à sa manière de vivre ?

A Carthage, au IIIe siècle après Jésus-Christ, vivait un jeune homme très riche aux moeurs scandaleuses du nom de Cyprien. Il aimait parcourir les rues de la ville dans un char recouvert d’or et de pierres précieuses, vêtu de vêtements extravagants.

Il écrivit dans une lettre à un théologien chrétien qu’il ne pouvait concevoir une manière différente de vivre. Ses habitudes, ses goûts pour le luxe et la débauche, les désirs de son coeur et ses nombreux péchés, dont il ne se repentait pas, étaient trop ancrés en lui pour le convaincre de devenir un chrétien comme ceux qu’il avait rencontrés dans cette ville.

Il concluait sa lettre en affirmant qu’il était impossible à un homme comme lui de changer.

Pourtant Dieu le Père, dans Sa grâce infinie, changea le coeur endurci de Cyprien et le remplaça par un coeur plein de compassion et désireux de louer son Sauveur.

Cyprien devint l’un des plus grands leaders de l’Eglise, et déclara plus tard que ce qu’il considérait naguère comme impossible avait été rendu possible par l’action divine en lui.

Il était né de nouveau quand le Père avait changé son coeur.

Les nombreux écrits et lettres qu’il nous a laissés sont remarquables, car il ne cite que la Bible. Connu sous le nom de Saint Cyprien de Carthage, plus encore que ses écrits, son intégrité, son attachement à la vérité et son engagement à défendre sa foi malgré la persécution ont conduit beaucoup de ses contemporains à embrasser sa foi.

Il fut décapité en 258, pendant la persécution sous l’empereur Valérien.

Les autres voient-ils en nous les fruits de notre nouvelle naissance ?