“Honore ton père et ta mère… pour que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre.” Ep 6. 2

Le deuxième commandement divin après le premier , c’est que vous honoriez vos parents. Que veut dire honorer ? Cela signifie respecter, avoir de la considération, de l’estime pour eux.

Même si, devenus grands et indépendants, vous n’êtes plus tenus de leur obéir, vous devez continuer à les respecter.

Vous devez éviter de les humilier, de les critiquer, et, bien sûr, de les insulter ! Tant qu’ils vivront, ils doivent être l’objet de votre considération, même s’ils ne le méritent pas.

Vous devez les respecter à la fois par vos paroles et vos actions. Enfant, Jésus a obéi à Ses parents, adulte, Il a continué à faire preuve de respect à leur égard.

Dieu notre Père considère ce commandement comme très important.

Non seulement Il l’a inclus dans la liste de Dix Commandements, dans l’Ancien Testament (Ex 20. 12), mais Il l’a aussi répété dans le Nouveau Testament, sous la plume de l’apôtre Paul (Ep 6. 2).

De plus, c’est le seul commandement qui comporte une promesse importante : la garantie d’une longue vie et d’une vie heureuse.

Attention, cela ne veut pas dire que vous ne rencontrerez jamais la moindre difficulté au cours de votre vie.

Mais Dieu le Père vous promet de ne jamais vous abandonner, de vous guider et de vous aider à surmonter les difficultés et de faire en sorte que les autres vous respectent.

En “honorant” vos parents, vous honorez et glorifiez Dieu notre Père.

Une remarque importante : Dieu ne vous demande pas de les imiter, si leurs actions ou leurs paroles ne s’accordent pas avec Sa Parole.

Il est écrit en effet : “ Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes” (Ac 5. 29).

Obéir et honorer ses parents est parfois difficile, souvent pas très amusant et vous aurez besoin de l’aide de Jésus pour réussir !

“Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste…” Ep 6. 1

Enfants, trouvez-vous la Bible parfois difficile à lire ? Peut-être pensez-vous que Dieu s’adresse surtout à vos parents ? Vous auriez tort !

Dieu notre Père s’adresse directement à vous : “Enfants, obéissez à vos parents…

Si Paul a écrit ce passage de l’une de ses lettres, c’est parce que vous êtes assez grand pour comprendre ce que Dieu veut vous dire.

Obéir à vos parents n’est pas toujours facile. Trop souvent vous avez envie de faire le contraire de ce qu’ils vous demandent, n’est-ce pas ?

Mais il est écrit “obéissez…”. Pas de condition, pas d’exemple, pas d’excuse.

Obéir sans comprendre la raison est toujours difficile.

Alors Paul vous donne une bonne raison d’obéir : “car cela est juste”.

Que veut dire “juste” dans ce contexte ?

Que cela vous ira bien, comme un t-shirt qui n’est ni trop étroit ni trop grand et dont la couleur s’accorde avec le reste de vos vêtements et votre teint.

Imaginez que vous ayez enfilé un pull dont la couleur jure avec celle de votre pantalon, votre maman vous dira par exemple : “Il vaudrait mieux que tu changes ton pull-over.

La couleur ne s’harmonise pas avec le reste de tes vêtements.”

Ce n’est pas pour vous embêter qu’elle vous dit cela, c’est pour votre bien, pour que votre apparence soit meilleure.

Si vous obéissez à vos parents, vous ressemblez à Jésus.

Nous lisons, alors qu’Il a douze ans : “Il descendit avec Ses parents pour rentrer à Nazareth, et Il leur était soumis…” (Lc 2. 51).

Si Jésus, qui était Dieu, a accepté de se soumettre à l’autorité de Ses parents, ne croyez-vous pas qu’il soit “juste” d’en faire autant ?

Un dernier petit détail. Paul écrit :

Obéissez à vos parents dans le Seigneur…” Pourquoi “dans le Seigneur” ?

Parce qu’en obéissant à vos parents vous obéissez aussi à Jésus. Ne souhaitez-vous pas Lui faire plaisir ainsi ?
Lire ici le deuxième commandement

Elle met au monde un fils, son premier enfant… et elle le couche dans une mangeoire…” Lc 2.7

L’événement le plus remarquable de notre histoire, l’arrivée de Dieu dans notre sphère terrestre, est devenu l’une des opérations de marketing les plus réussies de notre monde d’aujourd’hui !

Happés par la frénésie d’achats de jouets pour les enfants et de cadeaux pour les adultes, nous ne nous attardons pas sur le miracle qui eut lieu dans cette petite ville insignifiante de Judée, Bethléem.

Les anges, les bergers venus adorer Jésus, le folklore d’une naissance dans une étable, tout cela fait partie d’une imagerie bien établie.

L’idée de Dieu apparaissant sous la forme d’un enfant soigneusement emmailloté dans une crèche ne nous choque pas.

Mais à dire vrai, nous passons à côté d’un scandale certain. Imaginez Jésus, tout juste né, couvert de sang et totalement vulnérable. Il n’est en rien différent de tous les nouveau-nés.

Il n’a pas encore été lavé, frotté avec du sel comme c’était la coutume alors, ni habillé. Il est à la merci du mouvement des humains et des bêtes qui sont près de Lui.

Il ne représente pas le Dieu Tout-Puissant, créateur des Cieux et de la terre, Lui qui tient entre Ses mains le souffle de vie de chacun d’entre nous.

Notre époque encense le pouvoir et méprise la vulnérabilité.

L’humilité de Jésus, passe encore, mais voir Jésus comme un petit être vulnérable, incapable de quoi que ce soit, c’est presque trop pour notre esprit, car cette vulnérabilité expose la nôtre !

Nous sommes, comme Lui, incapables de vivre sans Dieu le Père, comme ces brebis et ses agneaux perdus sans leur berger.

Noël, c’est bien plus que la lumière traversant les ténèbres (Mt 4. 16).

Noël, c’est aussi l’humiliation que le Père a endossée pour prendre notre place.;

c’est l’embarras qu’Il cause à tous les Hérode de notre temps en n’apparaissant pas là où on L’attend ;

c’est la promesse non pas d’un palais, mais d’une croix sur laquelle, défiguré et exténué, Jésus devra monter.

Décorer un sapin de Noël et parsemer le tapis des jouets des enfants nous font oublier la réalité de Sa naissance. De quoi y réfléchir !

“Tous tes fils seront enseignés par le Seigneur et jouiront d’une grande paix.” Es 54.13

Quatre-vingt-cinq pour cent des enfants élevés par des parents chrétiens fervents adeptes de la prière développent une foi solide avant d’atteindre l’âge de treize ans.

Même si vos enfants ont passé cet âge, souvenez-vous que Dieu notre Père est appelé “le Rédempteur”.

Il peut encore vous accorder une nouvelle grace !

Repentez-vous de votre faiblesse passée et dévouez votre vie au Seigneur : c’est le meilleur moyen de briser le cercle vicieux des fautes des pères transmises à leurs enfants.

“J’appréhende d’avoir des enfants qui grandiront dans ce monde dominé par le mal !” diront certains.

Mais ce sont les enfants de la lumière qui repoussent les ténèbres.

La promesse que Dieu vous a faite est :

Mon Esprit qui est sur toi et Mes paroles, que J’ai mises dans ta bouche, ne se retireront pas de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants et de tes petits-enfants, dès maintenant et à toujours” (Es 59. 21).

“Mais comment puis-je lutter contre les influences néfastes qui risquent d’entraîner mes enfants ?”

Toutes les études psychologiques sur la famille démontrent que les enfants sont beaucoup plus influencés par leurs parents que par leurs amis, leurs enseignants ou même les médias.

C’est vous, en tant que parent, qui formez leur caractère et déterminez la direction que prendra leur vie.

Imaginez que vous participez à une course de relais, la victoire ne dépend pas de votre performance individuelle, mais de votre talent à passer le bâton au suivant.

Vous ne saurez si la victoire a été acquise ou perdue que le jour où sera racontée l’histoire des générations futures.

David a dit : “Tu m’as instruit dès ma jeunesse… Et maintenant que j’ai les cheveux blancs, ne m’abandonne pas, ô Dieu ; alors je pourrai annoncer Ta force et Ta puissance aux jeunes et à tous ceux qui viendront après” (Ps 71. 17-18).

Ne laissez surtout pas tomber le bâton ! Que votre but, en tant que parents, soit d’élever des enfants qui conserveront l’héritage de foi que vous leur aurez transmis et qui sauront le transmettre aux générations futures.

Si vous vous engagez à agir ainsi, notre Père vous épaulera dans votre mission, vous pouvez compter sur Lui !

“Enseignez à vos enfants ce que vous-mêmes avez vu et entendu…” Dt 4. 9

La grâce divine est incroyable !

“Parce qu’elle avait agi par la foi, Rahab, la prostituée de Jéricho échappa à la catastrophe qui s’abattit sur tous ceux qui refusèrent de placer leur confiance en Dieu” (Hb 11. 31 ).

Non seulement Rahab survécut à la destruction de la ville et de ses habitants, mais grâce à elle toute sa famille échappa au massacre.

Parent qui vous retrouvez seul ou seule pour élever vos enfants, ne laissez pas le tort que vous avez subi ou le mal que vous avez infligé faire obstacle aux bénédictions que Dieu notre Père veut vous accorder, à vous et à vos enfants.

Les difficultés encore aigües de votre passé ne doivent plus influencer votre avenir. Tirez un trait sur le passé et allez de l’avant.

Notre Père vous fait une promesse aujourd’hui : “Tous tes enfants seront instruits par l’Eternel et la paix de tes fils sera très grande” (Es 54. 13).

N’hésitez pas à réclamer l’accomplissement de cette promesse !

Marchez dans le chemin du Christ Jésus et encouragez vos enfants à vous y accompagner.

“Enseignez-leur ce que vous-même avez vu et entendu…” Vos enfants ont besoin d’apprendre de votre propre bouche Qui vous a aidé à traverser les heures sombres de votre vie.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que le jour où ils devront traverser des heures sombres ils sauront vers Qui se tourner et où placer leur confiance.

Votre sagesse leur permettra de suivre en vainqueur leur propre parcours de difficultés.

Ne vous découragez pas en pensant que votre vie s’est soldée par un échec !

Vous avez une chance aujourd’hui d’y remédier en insufflant votre force et votre sagesse dans la vie de vos enfants.

Votre heure est venue, ne la laissez pas passer en vous accrochant trop fort à vos remords, à votre amertume, à votre douleur ou à votre désespoir.

Laissez le passé disparaître et agrippez-vous à l’avenir. Cet enfant que vous élevez peut être votre avenir !

Il est votre destinée en train de se former au creux de vos mains !

Votre empreinte digitale s’imprimera sur son âme, alors laissez une bonne marque sur lui, une marque qui le mettra à part pour Dieu notre Père !

“Lève-toi, relève le garçon et prends-le par la main, car Je ferai de lui une grande nation.” Gn 21.18

Folle de jalousie, Sara cria à Abraham : “Chasse cette servante et son fils…” (Gn 21. 10). C’est alors que Dieu intervint.

Il rencontra une Aggar désespérée et perdue et lui donna quatre conseils que tout parent devrait étudier attentivement :

1- “Lève-toi…” Cessez de vous mépriser vous-même. Vous valez mieux que cela !”

Comment aider les autres si vous êtes, vous-même abattu et déprimé ? Acceptez l’opinion que Dieu a de vous.

Laissez Sa parole vous envahir et vous tirer de chaque ornière dans laquelle vous risquez d’être embourbé.

2- “Relève le garçon…” Donnez à vos enfants un soutien positif.

Malgré vos regrets, la douleur de la séparation ou votre état mental, Dieu le Père est à même de vous accorder la force de relever vos enfants.

Beaucoup d’adultes souffrent encore de ne pas avoir été soutenus au moment où, enfants, ils en avaient le plus besoin.

Cette attitude est très importante : personne ne pourra toucher vos enfants si vous les avez vraiment entourés et réconfortés au bon moment.

3- “Prends-le par la main…” Maintenez le contact personnel avec eux.

Les tenir dans vos bras, les embrasser, leur prendre la main, tout cela est très simple et pourtant d’une importance vitale.

Votre main les reconnaîtra comme le berger reconnaît chacune de ses brebis. Et eux connaissent votre voix, votre toucher.

Mais s’ils n’entendent de vous que des critiques, ils ne se confieront jamais à vous et éviteront tout contact avec vous.

Si vos enfants ne bénéficient d’aucun lien avec vous, d’aucun contact paternel ou maternel, ils s’atrophient vite spirituellement et mentalement.

Un simple contact plein d’amour peut faire une grande différence !

4- “Je ferai de lui une grande nation…” Si vous élevez tout seul vos enfants, cela ne veut pas dire qu’ils n’ont aucune chance de réussir et de s’épanouir !

Vous n’êtes pas seul si Dieu notre Père est avec vous.

Vos propres erreurs n’empêcheront pas vos enfants de devenir grands dans le royaume du Père !

“Lève-toi, relève le garçon et prends-le par la main, car Je ferai de lui une grande nation.” Gn 21.18

Pendant une procédure de divorce, il n’est pas rare de voir des parents désespérés se servir de leurs enfants pour faire mal à leur conjoint, car la visite hebdomadaire de l’enfant chez son père ou sa mère est parfois la seule arme à brandir pour exercer un chantage sur l’autre.

Cette visite autorisée par la justice est parfois rejetée par l’un des parents qui veut ainsi se venger de l’autre le plus cruellement possible, pour ce qu’il ou elle lui a fait vivre auparavant.

Ce que ni l’un ni l’autre ne semblent comprendre c’est que les balles tirées au cours de toute échauffourée frappent le plus souvent des victimes innocentes.

Job a écrit :

“Un arbre, du moins, conserve une espérance : même s’il est coupé, il peut encore renaître, il ne cesse d’avoir de nouveaux rejetons. Sa racine peut bien vieillir… et sa souche périr… Dès qu’il flaire de l’eau, voici qu’il reverdit et produit des rameaux comme une jeune plante” (Jb 14. 7-9).

Job affirme que de nouveaux rejetons peuvent naître d’une souche morte.

Ne détruisez donc pas vos rejetons sous prétexte que la souche est désormais perdue !

Votre destinée dépend de vos enfants : si vous les perdez, vous détruisez votre avenir. Dieu notre Père vous les a confiés.

Il vous a enrichi et béni à cause d’eux. Peut-être est-il trop tard pour sauver votre mariage, mais au moins épargnez vos enfants !

Ils ne méritent pas d’être comptés comme des victimes de votre “guerre”.

Malgré votre douleur et votre amertume, n’oubliez pas que vos enfants ont besoin de vous, et que vous en êtes responsable devant Dieu le Père !

Leur fournir de la nourriture, des vêtements et un toit est très bien, mais ils ont également besoin d’amour, de stabilité et de conseils spirituels.

Sans cela votre douleur continuera à vous ronger le reste de votre vie.

Ne permettez pas que cela arrive : épargnez vos enfants !

“Si ce n’est le Seigneur qui bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent inutilement.” Ps 127. 1

Un architecte affirme que le plus frustrant dans son métier c’est quand des clients l’ayant engagé pour établir le plan de leur maison arrivent dans son bureau avec des plans déjà dessinés et lui demandent d’y apposer sa signature sans aucune modification!

N’agissons-nous pas souvent ainsi avec Dieu ?

Nous décidons de notre carrière, de la ville où nous allons habiter, du nombre d’enfants que nous aurons, de l’époque de leur naissance, sans consulter Dieu notre Père.

Puis nous Lui demandons de bénir nos plans !

Salomon a déclaré, dans le psaume 127, que nous gaspillons notre temps et nos forces, si nous bâtissons notre famille sans suivre les plans du modèle divin.

Pourquoi ? Parce que le Père seul a inventé les concepts de mariage et de famille. Il a aussi offert le ciment nécessaire pour bâtir une maison solide : l’amour.

Mais Il ne nous a pas offert le droit de modifier, supprimer ou ajouter les principes qui régissent ces concepts.

Quel est notre rôle ? Il est de bâtir notre famille en suivant Ses plans.

Dans le même verset, le mot “bâtir” est associé à Dieu et à nous. Que devons-nous bâtir ?

Des liens relationnels entre nous.

Le confort matériel est une bonne chose, mais ne remplace pas l’harmonie de relations stables au sein de la famille.

Combien d’enfants se sont plaints de se sentir négligés par leurs parents, alors même qu’ils bénéficiaient de confort matériel sans précédent !

Qui habitera ensuite cette “maison” ? Non seulement les bâtisseurs humains, le couple et ses enfants, mais aussi Dieu notre Père Lui-même, qui les protégera, comme Il garde une ville contre ses ennemis (v.1).*

Son désir c’est que votre famille soit unie et heureuse : “Comme les flèches dans la main d’un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse. Heureux l’homme qui en a rempli son carquois!” (v. 4).

La paix, liée à la protection divine et au bonheur, associée avec l’harmonie qui règne au sein de la famille sont les deux signes extérieurs d’une famille équilibrée et conforme au modèle divin.

La vôtre y correspond-elle ?

“Grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi, de tout votre cœur, au modèle d’enseignement auquel vous avez été confiés” Rm 6. 17

Pour rendre plus crédible son caprice, une adolescente crie à sa mère :

“Comment peux-tu imaginer ce que je ressens ? Comment peux-tu me dire ce que je dois ressentir ?”

Avec calme sa mère lui répond : “Je n’ai aucune intention de te dire ce que tu dois ressentir. Je te dis seulement comment tu dois te comporter. Et ta conduite présente est inacceptable !”

De même que nos yeux pleurent si nous coupons des oignons, nous ne pouvons pas nous empêcher de ressentir de la joie ou de la tristesse, de la colère ou de la sympathie, de la compassion ou de la crainte.

Ce sont des émotions qui nous viennent involontairement. Or nous appartenons à une société dominée par les réseaux sociaux et obsédée de communications.

Exprimer ses émotions à l’aide d’émojis, ces petits “visages” aux multiples facettes, est devenu monnaie courante.

On pourrait presque croire que nous sommes nos émotions. Les réprimer équivaudrait à rejeter ce qui constitue notre être propre.

Sommes-nous si différents de nos ancêtres ?

Platon, Aristote, Saint Augutin affirmaient que même si nos émotions étaient involontaires, nos réactions pouvaient et devaient être contrôlées.

Eduquer des enfants ne se limite pas à leur apprendre les mathématiques ou la grammaire, mais aussi à les aider à différencier le bien et le mal et à prendre de bonnes décisions.

De nos jours nous évitons de leur imposer des limites ou de les guider dans la bonne direction.

Puis nous sommes surpris de voir les conséquences engendrées par l’absence de tout contrôle lorsqu’ils sont adultes.

Dieu le Père nous a créés avec des émotions, tout en nous invitant à apprendre à les contrôler.

Il nous dit par exemple de ne pas craindre “ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus…” (Lc 12. 4-5), de nous réjouir pour de bonnes raisons (Ph 4. 4), et de bien choisir l’objet de notre colère (Ep 4. 26).

Il connaît nos émotions (Rm 8. 27) et Son Esprit est là pour nous aider à les canaliser correctement!

“Il dit encore : un homme avait deux fils…”
Lc 18. 11

La parabole dite “du fils prodigue” est l’une des plus connues des histoires racontées par Jésus.

Ne vous êtes-vous jamais demandé lequel des trois personnages Jésus mettait-Il en avant ?

“Un homme avait deux fils…” ces premiers mots ne sont-ils pas un indice ?

Nous comparons souvent le comportement des deux frères, le plus jeune qui dilapide son héritage à l’étranger puis revient, pas repentant pour deux sous, et l’aîné qui fait preuve d’amertume et d’un manque total de compassion.

Pourtant le personnage principal est “l’homme”, le père qui prend la décision de diviser son héritage alors qu’il est toujours en vie, puis, au retour de son plus jeune fils, de lui souhaiter la bienvenue en donnant une fête en son honneur.

En pointant le projecteur sur le père, Jésus nous invite à analyser son comportement et à l’imiter dans notre propre vie.

Certains voient dans la parabole une apologie du pardon, mais le père fait preuve d’une grâce infinie dès le début, en acceptant de répondre à la demande insensée de son plus jeune fils.

N’est-ce pas précisément ainsi que DIEU notre Père a répondu à notre conduite de pécheurs ?

Puisque Dieu a fait preuve d’autant de compassion à notre égard, ne pouvons-nous pas agir de même envers les autres ?

Osez vous approcher de votre Père céleste avec l’attitude d’un enfant comblé par la générosité d’un Dieu prêt à vous accepter tel que vous êtes !

Vous n’avez plus à vous conduire comme un pauvre enfant brisé et repentant qui a besoin jour après jour d’entendre son Père lui dire qu’Il lui pardonne ses mauvaises actions.

Réfléchissez également à l’auditoire à qui s’adressait Jésus ce jour-là : des Pharisiens et des scribes qui ne cessaient de se plaindre du fait que Jésus se sentait bien dans la compagnie de pécheurs que eux méprisaient profondément.

Cette parabole n’est-elle pas un appel vibrant à aimer tous les autres, qu’ils vivent comme le plus jeune fils ou comme le fils aîné de l’histoire, et faire des efforts pour nous réconcilier avec eux ?

Jésus, comme Dieu notre Père, est amour, et nous met au défi de faire preuve d’amour en toute circonstance.