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“Ils courent et ne se fatiguent pas…” Es 40. 31

Tout le monde ne peut atteindre les hauteurs du vol des aigles. Et même vous, qui les avez atteints un jour, ne pouvez y rester sans cesse.

Peut-être vous sentez-vous aujourd’hui dans une autre situation : vous pouvez avancer à travers les obstacles de la vie, aidé par la main puissante de votre Sauveur, mais vous devez aussi faire des efforts, vous devez “battre des ailes” pour ne pas rester sur place.

Vous ne voyez pas beaucoup de miracles s’accomplir autour de vous, vous ne pouvez échapper à la frustration lorsque vous examinez le peu de progrès que vous avez faits récemment.

Surtout, ne comparez pas votre course ou votre vitesse à celles de vos frères ou vos soeurs !

Le Père a réservé un rythme à chacun d’entre nous. Si aujourd’hui vous ne courez pas comme Usain Bolt, contentez-vous de courir avec régularité comme un bon coureur de fond.

Vous devez continuer, obéissant fidèlement au Seigneur, demeurant au service des autres, prêt à les soutenir, généreux envers tous et priant sans cesse. Paul déclare : “N’abandonnez donc pas votre assurance, qui comporte une grande récompense !

Vous avez en effet besoin de persévérance, pour qu’après avoir fait la volonté de Dieu vous obteniez ce qui a été promis” (He 10. 35-36).

A. Aalto est un coureur finlandais un peu spécial, il est spécialiste des “ultra-marathons”. En 2015 il a participé à la course la plus longue du monde – le Sri Chinmoy 3100 Miles, soit environ 4950 km !- et battu le record du monde en parcourant cette distance en 40 jours.

Seuls huit concurrents finirent l’épreuve, sur les douze au départ. Le plus étrange est que les coureurs ne font que tourner inlassablement autour d’un quartier de New York !

Pourquoi le font-ils ? Pas pour l’argent, ni la gloire, mais “pour satisfaire leur quête spirituelle” affirment les organisateurs !

Ces coureurs veulent “donner un sens” à leur vie, car ils n’en ont aucun. Combien privilégiés sommes-nous de courir avec en vue une récompense promise par notre Seigneur, et d’une valeur éternelle, et non pas en vain comme eux !

“Ils prennent leur essor comme les aigles…”

Hier, nous avons vu que les oiseaux peuvent voler de trois façons différentes.

Aujourd’hui, considérons le vol des aigles. Les courants ascendants sont capricieux et incontrôlables.

De même nous ne comprenons pas toujours les voies du Seigneur, “mystérieuses” nous affirment les Ecritures (Rm 11. 33). Jésus a déclaré : “Le vent souffle où il veut ; tu l’entends, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va.

Il en est ainsi de quiconque est né de l’Esprit” (Jn 3. 8). Or le même mot grec pneuma signifie à la fois esprit et vent. Sans que nous ayons fait quoi que ce soit pour le mériter, soudain nous sommes portés par l’Esprit de Dieu à accomplir de grandes choses.

De même que l’Esprit choisit quels talents nous accorder, de même Il peut s’emparer de l’un d’entre nous de manière fulgurante et l’élever vers les hauteurs.

Si vous en faites l’expérience, réjouissez-vous, soyez reconnaissant à Dieu de Sa grâce envers vous et de répondre à vos prières avec une générosité qui frise l’extravagance, mais ne vous enorgueillissez pas !

Ce pouvoir en vous qui vous empêche de succomber aux tentations, cette sagesse sur laquelle vous vous appuyez aujourd’hui est un pur don de Dieu.

Faites tout pour obéir aux ordres de l’Esprit, persévérez dans la prière, sans jamais vous imaginer être capable par vous-même de rester à une telle altitude.

L’aigle ne peut rester constamment dans les airs. Il doit redescendre sur terre éventuellement, comme Jésus et les trois disciples l’ont fait après la transfiguration.

Vous ferez la même expérience bientôt. En attendant, profitez de la vue extraordinaire qui vous est offerte. Vous êtes en train de marcher sur l’eau comme Pierre, alors affermissez votre foi et enrichissez votre âme.

Vous pourrez ensuite puiser dans le trésor que vous avez emmagasiné dans votre coeur tandis que vous flottiez sur le souffle de l’Esprit et en faire profiter les autres autour de vous.

“Ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles…” Es 40. 31

Les ornithologues expliquent que les oiseaux utilisent trois méthodes différentes pour voler.

La première consiste à battre des ailes d’une manière régulière et constante pour compenser la force de la pesanteur.

Certaines espèces, comme les colibris, peuvent battre des ailes plus de soixante-dix fois par seconde. Mais cela exige beaucoup d’énergie ! Le coeur du colibri bat à plus de mille battements à la minute et ce petit oiseau doit se nourrir toutes les dix minutes pour survivre.

Dans la vie parfois nous aussi nous battons des ailes pour avancer péniblement vers notre but. Et notre démarche est loin d’être aussi gracieuse que celle du colibri !

La deuxième méthode consiste à planer dans le ciel. Une fois une certaine hauteur atteinte, l’oiseau se laisse glisser dans les airs. Cela demande beaucoup moins d’efforts, mais il lui est difficile de parcourir de longues distances ainsi.

La force de la pesanteur intervient et l’oiseau doit, soit se poser, soit recommencer à battre des ailes.

A certains moments nous agissons de la même façon : enhardis par nos succès et par le manque de difficultés, nous nous sentons “planer” au-dessus des problèmes, comme portés par une main invisible.

L’ennui c’est que nous devons bientôt poser pied et faire face à la réalité.

La troisième méthode est l’apanage de quelques espèces seulement, comme les aigles. Elle consiste à se laisser porter par les courants ascendants et ainsi s’élever à de hautes altitudes presque sans effort.

Il y a là une belle leçon pour nous croyants : Esaïe nous affirme que si nous faisons confiance au Seigneur, Son Esprit sera à même de nous soulever et de nous faire atteindre des sommets impossibles à atteindre par nos propres efforts.

Souvenez-vous : “Ce n’est pas par la violence ni par tes propres forces que tu accompliras ta tâche, mais c’est grâce à Mon Esprit, dit le Seigneur” (Za. 4. 6).