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“Si vous revenez seulement après que le pays aura été soumis, vous serez alors quittes envers le Seigneur.” Nb 32. 22

Dieu avait fait une promesse à Abraham concernant le pays de Canaan. Le peuple d’Israël devait recevoir en héritage une région allant de l’Egypte au sud jusqu’au Liban au nord et de la Méditerranée, à l’ouest, jusqu’à l’Euphrate, à l’est.

Soit bien plus que le pays envahi par Josué et ses troupes, et seulement une fraction du pays occupé aujourd’hui par l’Etat hébreu !

Pourquoi Moïse était-il si déçu par la requête des deux tribus, puisque celle-ci correspondait à la promesse divine ?

Parce que le plan de Dieu comprenait des étapes bien précises que les deux tribus semblaient ne pas vouloir respecter.

Parfois nous sentons que Dieu nous fait une promesse dont l’achèvement risque d’être loin dans le futur.

La tentation est de “hâter” les événements pour y parvenir plus vite. David a résisté à une telle tentation en refusant de tuer le roi Saül quand il en avait l’occasion.

Le plan d’attaque prévu par Dieu voulait que les troupes d’Israël affrontent les nations installées en Canaan à partir de Kadesh-Barnea, dans le sud du pays.

Souvenez-vous des grappes de raisins cueillies dans la vallée d’Eschol et rapportées par les espions. C’est la région près d’Hébron, là où Abraham s’était installé et avait vécu en paix avec Mamré, l’Amorite et ses fils, Eshcol et Aner (Lisez Gn 14. 13).

C’est ainsi que Dieu agit souvent ! Il nous fait revenir au point de départ avant de nous permettre de reprendre le combat pour aller de l’avant.

Après les années en Egypte, Dieu voulait faire entrer Israël par le lieu où avait vécu Abraham.

Mais les choses n’avaient pas tourné comme prévu : l’invasion du pays commençait du côté opposé.

Bien sûr, les événements ne feront jamais dérailler les plans divins. Il sait les adapter pour arriver au but qu’Il a déterminé.

Remarquez le mot quittes, dans la condition posée par Moïse : “Si vous revenez seulement après que le pays aura été soumis, alors vous serez quittes envers le Seigneur”.

Ce n’est pas une promesse de bénédiction, seulement la libération d’une dette!

Voulez-vous davantage que l’acquittement de votre dette ? Suivez les étapes du plan de Dieu telles qu’Il les a prévues !

“Vos frères vont partir au combat et vous, vous allez rester ici ?” Nb 32. 6

Les tribus de Ruben et de Gad voulaient s’établir dans une région qu’ils n’auraient même pas connue s’ils étaient entrés, 38 ans plus tôt, dans le pays de Canaan par le sud, selon le plan divin.

A cause de la désobéissance de leurs parents, ils avaient été obligés d’errer dans le désert avant de se retrouver de l’autre côté du Jourdain, à l’est du fleuve. Aujourd’hui ils étaient à deux doigts de commettre la même erreur que leurs parents !

Remarquez que les deux tribus riches possédaient des troupeaux importants et leurs troupes étaient parmi les plus conséquentes au sein de l’armée d’Israël.

Leur requête risquait de décourager le reste du peuple. Deux leçons importantes se dégagent de la réponse de Moïse :

1- Nous risquons de décourager nos frères et nos soeurs en Christ si nous nous éloignons de notre assemblée pour des motifs sans importance. L’unité entre les enfants de Dieu a beaucoup de valeur aux yeux de Dieu.

2- Nous risquons de devenir vulnérables si nous allons vivre à mi-chemin entre l’église et le monde.

Les tribus de Gad et de Ruben croyaient peut-être disposer de forces militaires suffisantes pour combattre l’ennemi, mais leurs victoires récentes avaient été acquises grâce à la main puissante de Dieu.

Pierre nous met en garde contre le danger de s’éloigner du troupeau, car Satan est sur le qui-vive, prêt à s’attaquer aux enfants de Dieu vulnérables (Lisez 1 P 5. 8).

En “restant ici”, les deux tribus évitaient les combats futurs et se mettaient à profiter de “leur” paix, acquise en fait grâce à l’engagement de tout le peuple.

Paul a écrit : “Ne faites rien par ambition personnelle… avec humilité, au contraire, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes” (Ph 2. 3).

Et aussi : “Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord entre vous…” (Romains 12. 15-16).

Voulez-vous davantage ? Privilégiez l’unité !

“Ne nous emmène pas de l’autre côté du fleuve Jourdain.” Nb 32. 5

Dieu leur avait promis une terre ruisselante de lait et de miel (Ex 3. 17).

Quarante ans plus tard les survivants des Israélites qui avaient quitté l’Egypte, approchent enfin de la Terre Promise.

C’est alors que se produit un incident intéressant. Sur les douze tribus, deux décident de rester du côté est du Jourdain et demandent à s’installer en Jordanie actuelle.

Le rapport de Moïse dit à peu près cela : “Les gens de la tribu de Ruben et ceux de la tribu de Gad avaient de grands troupeaux, des troupeaux considérables. Ils virent que le pays (où ils venaient d’arriver) était propice à l’élevage…

Ils vinrent dire à Moïse et aux autres chefs du peuple : nous voyons que ce pays… est excellent pour l’élevage. Or nous avons un très grand cheptel.

Si cela ne te dérange pas trop, Moïse, donne-nous cette région et ne nous emmène pas de l’autre côté du Jourdain…” (v. 1-5).

Ils virent que la région était idéale pour leurs entreprises, aussi ont-ils mis leur foi en sourdine. Ce qu’ils voyaient leur suffisait.

Vos yeux sont la porte d’entrée de votre coeur : ce que vous voyez peut vous rendre jaloux de ce que les autres possèdent, ou faire germer en vous le mécontentement, ou au contraire vous satisfaire pour un temps.

Mais la promesse divine exigeait un peu plus de foi et de patience. Certes le pays était bon, mais ce n’était pas ce que Dieu leur avait promis.

Ne réagissons-nous pas trop souvent ainsi ?

Nous prenons des décisions en nous appuyant seulement sur ce que nous voyons, au lieu d’attendre de recevoir la vraie bénédiction divine, selon Ses promesses.

David aurait pu devenir roi d’Israël plus tôt. Il choisit pourtant de faire confiance à Dieu et d’attendre le bon moment choisi par Celui-ci.

La méditation pour aujourd’hui : n’échangez pas vos bénédictions futures pour ce que vous avez aujourd’hui sous vos yeux !