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“Aidez-le à se rétablir avec un esprit de douceur…” Ga 6. 1

Pourquoi est-il nécessaire de restaurer son frère ou sa soeur ? Pour sauver une vie !

“Celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait le sauvera de la mort et obtiendra le pardon d’un grand nombre de péchés” (Jc 5. 20).

Lorsque quelqu’un que vous aimez pèche, c’est comme s’il se tuait lui-même. Si vous vous sentez concerné par son sort, vous ne pourrez pas rester inactif et le laisser se perdre.

La restauration est nécessaire aussi pour préserver l’unité de l’Eglise.

Paul a écrit : “Avertissez ceux qui vivent dans le désordre…” (1 Th 5. 14).

Lorsque le péché est toléré ou même justifié au sein d’une église, la dissension ne tarde pas à s’installer entre les membres de la communauté, certains partent, d’autres restent mais continuent à souffrir de la situation.

La réputation et l’intégrité de la communauté sont endommagées par ceux qui vivent dans le péché et qui refusent de se repentir. Et tout doit être fait pour préserver la réputation de Dieu.

Lorsque Nathan vint parler à David du péché qu’il avait commis avec Bath-Chéba, il lui affirma : “tu as fait blasphémer les ennemis du Seigneur, en commettant cette action…” (2 S 12. 14).

Si nous acceptons dans notre vie ce que nous condamnons dans le monde, notre message en tant que chrétiens n’a plus aucune valeur et personne ne nous écoute.

C’est pourquoi Paul a écrit : “Si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur.”

Nous devons nous conduire avec prudence si nous voulons nous approcher de lui correctement. Nous ne pouvons pas confronter quelqu’un avec son péché si nous souffrons de la même faiblesse.

Le but de notre approche doit toujours être d’aboutir à la restauration, d’aller à la recherche de l’agneau perdu, pas de conduire une chasse aux sorcières.

La brebis doit réintégrer le bercail, le pécheur repentant doit revenir au sein de l’église et nous devons perdre notre attitude de fausse sainteté. Seule la grâce divine nous a empêchés de commettre le même péché, n’est-ce pas ?

Expliquez-lui que vous en êtes parfaitement conscient. Affirmez-lui que, quel que soit son péché, il peut être pardonné !

“Aidez-le à se rétablir avec un esprit de douceur…” Ga 6. 1

Dans quel esprit devons-nous restaurer l’un de nos frères ? Dans un esprit de douceur.

“Si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur.”

Il est fort probable que celui qui a commis une faute souffre déjà et se sent vulnérable au possible ; le condamner ne ferait qu’alourdir son sentiment de culpabilité et l’enfoncer un peu plus.

Le comprendre et l’épauler sont nécessaires, ce qui ne veut pas dire approuver son comportement. Et cela dans un esprit d’humilité, sans jamais oublier que nous devons tous nous examiner nous-mêmes afin d’échapper à la tentation.

Nous sommes faits de la même chair, nous sommes tous capables de trébucher et de succomber aux tentations.

Souvenez-vous de Pierre, lui qui avait dit à Jésus : “Seigneur, d’autres pourront Te renier, mais pas moi ! (Mt 26. 33). Et sans nul doute, il était sincère !

Il n’envisageait pas que cela lui arriverait. Nous devons donc veiller sur notre comportement, examiner notre propre vie, sachant que nous sommes vulnérables à toutes sortes de tentations et de péchés, et cela dans un esprit d’amour et de compassion.

Paul a écrit : “Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ” (Ga 6. 2).

Ici, le mot fardeau veut dire vraiment une charge exceptionnellement lourde. Cela signifie : accepter de l’accompagner sur la longue route de la restauration, pleurer à ses côtés si nécessaire et l’épauler jusqu’au dernier jour.

Si ceux qui souffrent ne peuvent trouver grâce, amour et compassion au sein de la famille de Dieu, où pourront-ils les trouver ?

Charles Stanley a écrit :

“Il est tout à fait clair, d’après les Ecritures, que nous avons tous la responsabilité de soutenir celui de nos frères ou celle de nos soeurs qui a failli. Il est clair également qu’une telle situation exige du tact et beaucoup de sensibilité afin de préserver notre témoignage devant un monde qui ne croit pas et souvent ne comprend pas notre attitude.”