“Seigneur, Tu ne te soucies pas de ce que ma sœur me laisse faire le travail toute seule ?” Lc 10. 40

Jésus se rend chez Marthe et Marie alors qu’il est en déplacement dans le pays. Pour les lecteurs de Luc, Marthe et Marie sont des inconnues.

Elles n’apparaissent pas avant cet épisode que les autres évangélistes ne relatent pas. Rien n’indique que l’étape chez Marthe ait été programmée.

Jésus vit de l’hospitalité au jour le jour, et les deux femmes l’accueillent, chacune à sa façon.

L’une s’active et remplit le rôle traditionnel de la femme aux petits soins pour ses hôtes ; l’autre entre dans celui du disciple qui s’assied aux pieds du Maître pour écouter Sa parole.

Cette place, dans la culture juive de l’époque, n’est pas la sienne. En effet, les femmes n’étaient pas invitées à devenir des disciples, mais à se cantonner au service domestique.

Or, Marie n’est pas une rebelle qui refuse son rôle, ni une paresseuse qui évite la cuisine de sa sœur : elle représente les prémices de ces nouvelles personnes qui entrent dans le peuple nouveau que Jésus rassemble autour de Sa Parole.

“Marie a choisi la bonne part !” déclare le Seigneur qui précise ainsi qu’une femme peut devenir disciple au même titre qu’un homme. C’est là une révolution culturelle, voire cultuelle.

Certes, Marthe reçoit Jésus chez elle, mais en même temps, elle s’en éloigne en s’activant pour lui. C’est ici une erreur subtile, mais tellement vite faite ! Si toute son agitation conduit à la colère, à la jalousie et à la critique, il y a maldonne.

Prendre le temps de l’écoute, comme Marie, c’est bien une activité parce que l’écoute de la Parole conduit à l’action. Voulez-vous ressembler à Marie plutôt qu’à Marthe ?

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