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“J’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve…” Ph 4.11

Vous avez sans doute entendu parler de Joni Earekson-Tada et de son accident de plongée alors qu’elle n’avait que 18 ans, qui la laissa tétraplégique.

Elle a écrit dans un magazine : “Une grande partie de mon corps ne bouge jamais puisque je suis paralysée des quatre membres. Cela ressemble à une tranquillité totale ! Je ne cours pas, je reste assise. Je ne participe à aucune course, j’attends… Au début mon immobilité totale me rendait folle.

Après mon accident de plongée, j’ai dû attendre trois mois avant de quitter les soins intensifs pour une chambre d’hôpital ordinaire… Au cours de ma réhabilitation, il m’arrivait de rester quatre heures d’affilée assise dans mon fauteuil roulant entre les séances de traitement…

et le soir je croyais devenir folle tandis que j’attendais dans ma chambre, l’arrivée de ma famille et les visites de mes amis. J’appréhendais encore plus la nuit où je restais allongée et incapable de bouger.

Dans mon fauteuil roulant je pouvais au moins lever les épaules ou agiter un peu les bras, mais dans mon lit je ne pouvais que tourner la tête sur l’oreiller. Mon lit était un autel de souffrance…

Mais le temps et les heures passées dans la prière et la lecture de la Parole de Dieu ont bien changé les choses. Aujourd’hui, des années plus tard, mon lit est devenu un autel de louanges.

C’est le lieu où je rencontre Dieu dans une tranquillité et une immobilité parfaite. C’est l’endroit où je me détends dans Sa présence.

En fait, dès que mon fauteuil roulant entre dans ma chambre et que je vois la petite lampe de chevet allumée, un signal résonne dans mon esprit. :

“Il est temps de demeurer tranquille devant Dieu et d’apprendre à mieux Le connaître… il est temps de Lui parler.”

Paul, comme Joni, avait trouvé le secret du vrai contentement et pouvait se réjouir en toute circonstance. L’avez-vous trouvé ?

“Quel avantage l’homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il le paie de sa vie ?” Mt 16. 26

Paul a conseillé à Timothée de se satisfaire du strict minimum : “Si donc nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons” (1 Tm 6. 8).

L’apôtre avait appris à ne pas se focaliser sur ce qu’il n’avait pas de peur d’oublier ce qu’il possédait. Son trésor étant de connaître Christ et de Le servir. Il savait néanmoins que le secret du contentement était sans cesse à redécouvrir.

Les tentations de désirer davantage accompagnent notre route, comme autant de distractions et de mirages. Comment pouvons-nous parvenir à nous sentir satisfaits “en toute circonstance” (Ph 4. 11)?

1- En décidant chaque jour de vous contenter de ce que le Seigneur vous accorde. Acceptez le fait qu’acquérir d’autres biens ne vous rendra pas plus heureux. Peut-être est-ce un bon moyen d’apprendre à vivre plus simplement. Il est probable que nous possédons beaucoup de choses dont nous nous servons rarement.

2- En apprenant à dire : “cela me suffit” ou “non, je n’ai pas besoin de cela” lorsque se présente la tentation d’acheter quelque chose qui ne nous servira à rien.

3- En plaçant Dieu au centre de notre vie et de nos aspirations. Lui seul peut garantir que nous ne manquerons de rien.

Un certain banquier d’affaires qui a tout perdu, après avoir brassé des millions d’euros, se retrouve à loger chez des amis parce qu’il ne peut même plus payer le moindre loyer. La “roue de la fortune” peut tourner tellement vite, ne dit-on pas ?

A.W. Tozer a écrit : “Dans le coeur de l’homme les biens matériels ont pris le pouvoir. Maintenant les hommes n’ont aucune paix en leur coeur, car Dieu n’y est plus Roi…

Notre Seigneur n’est pas venu pour détruire, mais pour sauver. Tout ce que nous Lui confions est en sécurité, mais tout ce qui ne Lui est pas confié ne peut être réellement en sécurité.”

Le secret du contentement ne se découvre pas : il s’apprend un peu plus chaque jour !