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“Dieu dit : Je choisirai le bon moment et Je jugerai avec justice.” Ps 75. 3

Attendre fait partie de notre vie. Jeunes, nous avons hâte d’atteindre l’âge adulte pour nous délivrer du carcan de l’adolescence.

La rébellion de beaucoup de jeunes, comme aussi la tentation des relations sexuelles le plus tôt possible et surtout avant le mariage, font partie de ces “raccourcis” que nous voulons prendre pour éviter d’attendre le bon moment.

Presque chaque chrétien a traversé une période de souffrance physique ou morale pendant laquelle il attendait avec impatience la délivrance. Presque chaque famille de croyants compte un ou plusieurs membres qui n’ont pas encore accepté le salut du Seigneur.

Nous attendons tous que Dieu bouleverse d’une manière ou d’une autre certains aspects de notre vie. C’est le propre de l’homme de se sentir rarement en paix là où il est, ou occupant l’emploi qui lui convient.

Nous attendons tous le retour du Seigneur mais parfois nous faisons preuve d’un peu d’impatience ! Pierre nous explique : “C’est pourquoi, mes chers amis, en attendant ce jour, faites tous vos efforts pour être purs et irréprochables aux yeux de Dieu, et pour être en paix avec Lui” (2 P 3.14).

Attendre ne veut pas dire rester oisif. David ne s’enferma pas dans la cave d’Adullam à attendre pendant plus de 20 ans l’accomplissement de la promesse divine. Il composa ses plus beaux psaumes et se battit avec ses troupes pour protéger les Israélites opprimés, comme par exemple les habitants de Keilath (1 S 23. 1-5).

Noé ne perdit pas son temps, pendant qu’il attendait l’arrivée du déluge : il construisit son arche en suivant à la lettre le plan que Dieu lui avait donné.

Louer Dieu, servir les autres, obéir aux directives divines, travailler comme un bon ouvrier fidèle dans le champ d’action où le Père nous a placés, voilà les choses que nous pouvons faire, en attendant la réalisation de la promesse !

“Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais…” Gn 2. 17

Bob Deffinbaugh a fait remarquer que le premier péché, celui d’Adam et Eve, était probablement dû à l’impatience dont avaient preuve ceux-ci en n’ayant pas obéi à Dieu.

Savoir discerner entre le bien et le mal n’était pas un péché en soi, puisque plus tard David fut reconnu comme un roi semblable à “un ange de Dieu, sachant discerner le bien et le mal” (2 S 14. 17).

Salomon pria pour avoir le même discernement (1 R 3. 9), et tous les chrétiens qui obéissent à la Parole de Dieu jouissent de cette faculté (He 5. 14). Deffinbaugh ajoute:

“La connaissance de ce qui est bon et mauvais n’était pas un péché, mais c’était un péché de se l’approprier d’une manière interdite par Dieu. Celui-ci avait probablement prévu une autre méthode, plus lente et plus sûre, pour enseigner au premier couple comment acquérir cette connaissance essentielle.

De plus, “être semblable à Dieu” n’était pas un péché, puisque plus tard Dieu déclare que “ceux qu’Il a connus d’avance, Il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de Son Fils” (Ro 8. 29).

Malheureusement, Adam et Eve n’étaient pas prêts à attendre et sont tombés dans le piège satanique. Ce qu’ils auraient pu obtenir plus tard, selon l’agenda divin, ils ont voulu l’avoir tout de suite.

Si nous devons attendre le bon moment selon la volonté divine c’est aussi parce que nous ne sommes pas encore prêts à bénéficier de la promesse de Dieu.

Souvenez-vous des paroles de Dieu au peuple d’Israël avant l’entrée dans le pays de Canaan : “Je chasserai vos ennemis peu à peu, au fur et à mesure que vous deviendrez plus nombreux et que vous occuperez le pays” (Ex 23. 30).

Nous sommes souvent dans la même situation : avant de pouvoir jouir pleinement de Ses bénédictions, nous devons attendre d’être bien préparés pour les gérer avec sagesse.

Lui seul connaît le moment précis où nous arriverons à ce niveau de maturité. En attendant, Il nous demande d’attendre dans la confiance, car ainsi nous serons forts (Es 30. 15).