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“Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?” 1 Co 5. 6

Parce que Dieu désire nous voir marcher dans le même chemin de sainteté que Lui, et sachant que nous en sommes incapables, Il a promis de placer Son Esprit en nous, pour nous rendre saints (Jn 14. 26).

Dieu déteste les alliages et les mélanges. Il recherche la pureté en tout. Son peuple ne doit pas être corrompu par les attitudes du monde. Bien que nous vivions “dans” ce monde, nous devons éviter de laisser les moeurs et la philosophie de celui-ci nous envahir et nous accaparer (Jn 17. 14).

Etre séparé ne signifie pas que nous devions nous isoler dans un monastère ou nous réfugier sur une île déserte. Nous devons par contre élever des barrières pour empêcher la corruption du monde qui nous entoure de nous submerger.

Notre mission est de proclamer l’Evangile dans toute sa simplicité et pureté sans que les valeurs extérieures à celui-ci ne nous entraînent loin de Dieu.

Chaque jour Il nous appelle à faire des choix pour préserver notre “sainteté” : “Ne formez pas avec les non-croyants un attelage disparate.

En effet, quelle association peut-il y avoir entre la justice et le mal ?” (2 Co 6. 14) ; “Séparez-vous, dit le Seigneur, ne touchez pas ce qui est impur…” (v. 17) ; “N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde.

Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui…” (1 Jn 2. 15).

Déjà dans l’Ancien Testament Dieu enseignait à Son peuple de se comporter différemment des autres peuples :

“Vous observerez Mes prescriptions. Tu n’accoupleras pas des bêtes de deux espèces différentes ; tu n’ensemenceras pas ton champ de deux espèces différentes ; tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces différentes de fil” (Lv 19. 19).

Le principe fondamental était ne pas faire de mélange. Toute alliance avec ce qui est impur était détestable à Ses yeux.

Pourquoi ? Parce qu’il suffit de presque rien pour corrompre les vies les plus “saintes”. Souvenez-vous : “Il suffit d’un peu de levain pour faire lever toute la pâte” !

“Vous serez saints, car Moi, le Seigneur, votre Dieu, Je suis saint.” Lv 19. 2

Le mot saint revient 45 fois dans le seul livre du Lévitique. C’est dire l’importance de la sainteté aux yeux de Dieu car elle est le premier attribut de Sa personne.

La Bible nous informe qu’Il souhaite que les Siens fassent également preuve de sainteté. Mais comment expliquer Sa sainteté ?

Rien dans les pensées, les paroles ou les actions divines n’est souillé par la moindre impureté, la moindre défaillance, la moindre erreur ou faiblesse.

Son trône est établi fermement sur ces caractéristiques : “Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant qui était, qui est et qui vient (lisez Ap 4. 2-11).

Les Ecritures Le décrivent comme “un feu dévorant” (He 12. 29), capable de tout consumer sur Son chemin. Parce qu’Il ne peut souffrir le péché, Il réagit en détruisant toute forme de péché devant Lui.

Ainsi se présenta-t-Il à Moïse avant de l’envoyer libérer Son peuple d’Egypte (Ex 3. 1-15).

Quand Il apparut devant Josué, Il lui déclara : “Ote les sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint” (Jos 5. 15). Avant de l’utiliser comme porte-parole, Dieu accorda une vision de Sa sainteté à Esaïe, terrifié (Es 6. 1-8).

Parce qu’Il est saint, Dieu ne peut tolérer le péché et exige que tout péché soit jugé et tout pécheur puni (Rm 6. 23).

Or comme nous sommes tous pécheurs de naissance, comment pouvons-nous échapper à ce feu qui consume tout ?

Dès que le prophète Esaïe “voit” la sainteté de Dieu, il s’écrie : “ Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures…” (Es 6. 5).

Regardez un mouton debout devant un rideau d’arbres: il serait tentant de dire qu’il est d’un blanc pur. Mais placez-le dans un champ de neige et vous verrez vite sa blancheur disparaître face à celle de la neige.

Esaïe a déclaré : “Nous sommes tous devenus comme impurs, et tout ce que nous faisons pour la justice est comme un vêtement souillé ; nous sommes tous flétris comme des feuilles mortes…” (Es 64. 5). Ça, c’est la mauvaise nouvelle !

Mais la bonne nouvelle, c’est que Dieu “a tant aimé le monde” (nous tous), qu’Il a déversé sa fureur sur Jésus-Christ, Son fils, envoyé souffrir à notre place la punition des pécheurs (lisez Jn 3. 16).

Voilà comment, en Dieu, sainteté et amour sont indissociables !